Résumé Kim.Hinburk 2018/2019

Système nerveux automne

  • Intro :
  • Le SNA est une partie du SNP, à l’instar du système nerveux somatique. Il contribue au maintien de l’homéostasie en régulant de nombreux processus physiologiques et métaboliques.
  • Il innerve notamment les viscères, les muscles lisses, le coeur, les vaisseaux… Son action est dite involontaire car elle ne nécessite pas l’intervention de la volonté. C’est un système .
  • Il possède deux subdivisions : le SN parasympathique et le SN orthosympathique (aussi appelé système nerveux sympathique).
  • La plupart des organes reçoivent une double innervation, mis à part les glandes sudoripares, les muscles pilomoteurs et quelques vaisseaux sanguins strictement
  • Il fonctionne de façon réflexe : récepteur périphérique fibres afférentes sensorielles                     centre végétatif               fibres efférentes motrices                         organes efférents.
  • Anatomie fonctionnelle de SNV :
    • L’innervation motrice des viscères comporte deux types de cellules :
  • Le neurone préganglionnaire : c’est une fibre faiblement myélinisée de type B

dont le soma est situé dans le

centre végétatif, et dont l’axone chemine jusqu’au ganglion végétatif.

  • Le neurone postganglionnaire : c’est une fibre amyélinique de type C, dont le soma se trouve au niveau du ganglion végétatif et dont l’axone chemine jusqu’aux viscères.
    • Les neurones pré et postganglionnaires forment une synapse dans le ganglion végétatif.
  • Système orthosympathique :

Il vient de la moelle épinière et Il s’étend des segments D2 à L3de la corne intermédiolatérale couche VII REXED

Son circuit est composé de deux types de neurones :

  • Neurones sympathiques préganglionnaires :

Leurs somas se situent dans le noyau intermédiolatéral de la moelle Ils envoient des fibres efférentes par la corne ventrale de la moelle épinière puis vers le nerf rachidien. Les fibres abandonnent ensuite le nerf rachidien pour rejoindre la chaine sympathique paravertébrale en constituant un rameau communicant blanc. Il a ensuite trois destinées possibles :

  • Une synapse avec un neurone sympathique postganglionnaire du ganglion paravertébral du même étage de la chaîne
  • Une synapse avec un neurone sympathique postganglionnaire du ganglion paravertébral d’un étage plus crânial ou plus caudal de la chaine sympathique.
  • Emprunte le nerf sympathique pour ensuite former une synapse avec un neurone postganglionnaire dans un ganglion prévertébral à distance de la chaîne sympathique paravertébrale.
  • Les effecteurs sont ana distribués dans tous le corps même la région céphalique.
  • Fibre préganglionnaire fait synapse avec plusieurs fibres postganglionnaires dans un rapportd’environ 1 fibre pour 20 à 30 fibres postganglionnaire.
  • La glande médullosurrénale représente un cas particulier, les neurones pré ganglionnaires se terminent directement sur les cellules chromatines qui produisent les monoamines (noradrénaline et adrénaline) .ces cellules représentent donc l’équivalent des neurones postganglionnaires.
  • Système parasympathique :
  • Neurones préganglionnaires ( origine ) : tronc cérébral et moelle sacrée.
  • Leurs axones sont plus longs que ceux du système orthosympathique étant- donné que les ganglions parasympathiques sont situés près des organes cibles ou dans leur paroi.

Contingent parasympathique céphalique du tronc cérébral

  • Noyau de Edinger Westphal du III :destinés aux sphincters pupillaires et muscles ciliaires de l’œil.
  • Noyau salivaire supérieur du VII :destinés aux glandes lacrymales et nasales ; glandes sublinguales et sous maxillaires.
  • Noyau salivaire inférieur du IX : parotides.
  • Noyau dorsal du vague (X) :destinés aux coeur , bronches, oesophage , estomac, intestin grêle, côlon proximal, foie, vésicule biliaire, pancréas, partie haute des uretères.
  • Environ 75% des fibres parasympathiques du corps cheminent dans le nerf vague.

Contingent parasympathique sacré

Ses fibres sont issues des racines S2 à S3 (pouvant aller de S1 à S4) : fibres ganglionnaires longues innervent notamment la partie distale du côlon (descendant et rectum), la partie basse de l’urètre et les tissus érectiles des organes génitaux.

  • Dans le cas du parasympathique, le rapport du nombre de fibres pré et post ganglionnaire est de 1/1
  • Différence structurale en le SN sympathique et parasympathique : localisation anatomique du relais diffère selon les voies sympathique et parasympathique.
    • Le ganglion est proche du SNC dans le cas du système nerveux orthosympathique
    • très proche du viscère dans le cas du système
    • Il en résulte une différence de longueur des fibres pré et post ganglionnaires
  • Système nerveux entérique :
  • Enchâssé dans la paroi du TD ( oesophage , estomac, intestins, pancréas, vésicule Coordonne le péristaltisme intestinal (progression du bol alimentaire) et la digestion des aliments, en l’absence d’innervation extrinsèque.
  • Fonctionnement cyclique et stéréotypé.
  • Deux réseaux complexes et interconnectés (nerfs sensitifs + inter neurones + neurones moteurs autonomes) : Plexus myentérique + Plexus sous muqueux.
    • Intégration

des informations sensitives mécano récepteurs et chémo récepteurs de la muqueuse digestive) // des effets des hormones circulantes // des commandes du SNC.

  • Assure

Motilité muscles lisses + sécrétions muqueuses et enzymes digestives + débit sanguin intestinal (apport de fluide, transport nutriments.

  • Indépendance mais pas complètement «autonome»: informations du reste du SN via SN sympathique et parasympathique.
  • Transmission synaptique dans le SNA :

D’une manière générale les neurotransmetteurs libérés par les neurones préganglionnaires du système nerveux végétatif (SNA), agissent sur des récepteurs intégrées dans la membrane des neurones postganglionnaires des organes cibles.

  • La fixation du neurotransmetteur sur ces récepteurs entraîne des modifications au niveau de la membrane, qui se traduisent :
  • 1) pr récepteurs ionotropiques , par des modifications de perméabilité à certains ions (modifiant ainsi le potentiel membranaire de la cellule cible) et,
  • 2) pr récepteurs métabotropiques , par l’activation de certains systèmes enzymatiques (comme ADC), modulant diverses activités dans la cellule cible (cascade d’événements via les seconds messagers).

–    Donc le type de récepteur détermine l’effet biologique.

  • Il est classique de distinguer les phénomènes intervenant dans la neurotransmission au niveau pré et postganglionnaire.
  1. Niveau du ganglion végétatif :
  • Dans le SNA, tous les neurones pré ganglionnaires qu’ils soient ortho ou parasympathique sont cholinergiques . Cependant les neurones pré ganglionnaires orthosympathiques libèrent également des neuropeptides (enképhalines, substance P, LH RH, .)
  • Les terminaisons des neurones préganglionnaires sympathiques et parasympathiques libèrent de l’ACH . Celle ci agit sur les ganglions par l’intermédiaire de récepteurs nicotiniques et muscariniques.
  • Les agonistes nicotiniques excitent simultanément les systèmes sympathique et parasympathique à l’échelle ganglionnaire ( Libet ).
  • La nicotine ne peut stimuler les organes effecteurs bien qu’innervés par le systèmeparasympathique, ceux ci portant seulement des récepteurs muscariniques.
  • L’acétylcholine est, en revanche, active aussi bien sur les récepteurs muscariniques que nicotiniques
  • La transmission ganglionnaire est blocable par des agents dits ganglioplégiques, comme le tétraéthylammoniun , hexaméthoniun , le pentolinium . Ces substances, dont l’action est souvent difficile à contrôler, entraînent un blocage des systèmes sympathique et parasympathique.
  1. Au niveau des fibres postganglionnaires :
    • Au niveau post ganglionnaire : les neurones post ganglionnaires parasympathique sont cholinergiques
    • les neurones post ganglionnaires orthosympathiques sont noradrénergiques .
    • quelques exceptions (les glandes sudoripares et vaisseaux cutanés sont cholinergiques).

1- PARASYMPATHIQUES

  1. a. Neurotransmetteurs : L’ACETYLCHOLINE
  1. Synthèse

La biosynthèse de l’acétylcholine s’effectue dans les terminaisons nerveuses à partir de :

  • l’ acétyl CoenzymeA (provient du métabolisme du glucose au niveau de la mitochondrie)
  • et de la choline introduite par des molécules de transport (rescapé en partie ) Cette réaction est catalysée par la choline acétyltransférase (CHAT)
  1. Stockage
  • concentrée et stockée dans des vésicules . Ces vésicules de sécrétion sont initialement formées dans le corps cellulaire, à partir du réseau transgolgien, puis gagnent la terminaison nerveuse où elles se chargent en acétylcholine.
  • Dans le bouton terminal, les vésicules synaptiques sont groupées en deux pools :

l’un de réserve et l’autre, situé près de la zone active prêtes à l’exocytose.

  1. libération :
    • L’arrivée d’un potentiel d’action à la membrane présynaptique = l’ouverture des canaux Ca++ PD = l’entrée de Ca++ au niveau de la terminaison présynaptique.
  • Ca++ provoquant la fusion des vésicules chargé d’ACH avec la membrane présynaptique et l’exocytose de l’ACH dans la fente synaptique.
  • L’excès de Ca++ est extrait de la cellule par des pompes Ca++ ATPase dépendantes,
  1. élimination :
    • Après avoir exercé ces effets postsynaptiques, l’ACH sera hydrolysée par l’action de l’ACH estérase en acide acétique et en choline. La choline est recapté par les terminaisons nerveuses et contribue ainsi à la resynthèse de ACH .
  2. Récepteurs :

Une fois libérée dans l’espace synaptique, l’ACH se fixe, sur les récepteurs cholinergiques qu’elles activent. Pour système parasympathique ce sont les récepteurs muscariniques . L’action muscarinique de l’ACH au niveau de ses cibles se fait par le relais de plusieurs types de récepteurs:

  • M1 (sécrétion acide de l’estomac), M2 (ralentissement du coeur , innervation des glandeslacrymales et salivaires). Il existe d’autres types de récepteurs ( M3, M4, M5 ), dont la fonction est moins bien connue.
  • Les agents qui agissent comme l’ACH sont appelés parasympathomimétiques .
  • Ils agissent au niveau des organes effecteurs sur les récepteurs de type muscarinique.

Exemple: la muscarine ou la pilocarpine, qui sont des agonistes muscariniques.

  • D’autres substances potentialisent l’action parasympathique en empêchant la dégradation de l’ACH. Ces produits (néostigmine, physostigmine, DFP) inhibent (ACHestérase) et augmentent ainsi la quantité d’acétylcholine disponible au niveau de la synapse.
  • Les effets parasympathiques sont bloqués par des antagonistes muscariniques tels que l’atropine et la scopolamine.
  1. SYMPATHIQUES :
  2. a. Neurotransmetteurs : LA NORADRENALINE
  3. Synthèse
  • Cette synthèse s’effectue à partir de la tyrosine, acide aminé apporté par l’alimentation. Elle est incorporée dans la fibre post ganglionnaire par un transporteur spécifique.
  • Elle est hydroxylée en DOPA par la tyrosine hydroxylase, puis transformée en DOPAMINE sous l’action de la Dopa de carboxylase . La dopamine est ensuite transformée en noradrénaline sous l’action catalytique de la dopamine beta hydroxylase.
  1. Stockage et libération
  • La noradrénaline est stockée dans les extrémités des fibres sympathiques postganglionnaires, dans les granules. Qui sont synthétisés dans le soma du neurone et migrent le long de l’axone jusqu’aux extrémités des fibres sympathiques postganglionnaires
  • Après libération dans l’espace synaptique, la noradrénaline stimule les récepteurs postsynaptiques alpha et bêta
  1. Dégradation
  • Après avoir exercé son action la noradrénaline diffuse dans les espaces extra synaptiques et y subit une dégradation mais elle est également en grande partie rescapée activement par les terminaisons pré synaptiques soit dégradée (monoamine oxydase) une faible
  1. f) Récepteurs :
    • Les récepteurs adrénergiques sont divisés en deux familles, α et β chacune étant elle même subdivisée en sous familles: α1, α2 et β1, β2.
    • Certains récepteurs ont une localisation strictement postsynaptique (α1), d’autres ont une présence pré et postsynaptique (α2 ).
    • La noradrénaline active surtout les récepteurs α, moins les β. En revanche, l’adrénaline stimule les récepteurs α et β de manière égale.
  • La proportion relative des différents types de récepteurs sur les organes cibles détermine évidemment leur ° de sensibilité à la NA ou à l’adrénaline.
  • Ainsi, la stimulation des récepteurs α1 entraîne une vasoconstriction, celle des récepteurs α2 une vasodilatation, celle des récepteurs β1 une tachycardie…etc.
  • Les agents pharmacologiques qui agissent comme la noradrénaline sont appelés agents sympathomimétiques . Ces agents sont actifs sur les organes effecteurs adrénergiques. Ce sont des agonistes des récepteurs adrénergiques.
  • L’adrénaline et la méthoxamine
  • A côté de substances capables d’agir sur l’ensemble des récepteurs, certaines substances (+) spécifiques n’activent qu’une sous famille de récepteurs. C’est le cas par exp de la phényléphrine , qui agit sur les récepteurs α, de l’isoprénaline sur les récepteurs β, du salbutamol sur les récepteurs β2.
  • D’autres mécanismes autorisent l’action sur les terminaisons sympathiques. On provoque en particulier la libération de noradrénaline par les terminaisons nerveuses â partir des V-synaptiques, grâce à des substances : 1’éphédrine, la tyramine et l’amphétamine. sont donc des sympathomimétiques
  • En outre, l’amphétamine et la cocaïne inhibent la recapture de DA et NA.
  • Inversement, d’autres substances bloquent les récepteurs, sont des antagonistes des récepteurs adrénergiques. Ainsi, les récepteurs α sont bloqués par la phénoxybenzamine et la phentolamine , les α1 par la prazosine , les α2 par la yohimbine, alors que le propanolol bloque les récepteurs β,
  • Centres de contrôle de SNV :
  • Le SNV est contrôlé par des noyaux situés dans le tronc cérébral
  • Certains sont identifiés: ceux de la pression artérielle, rythme cardiaque et le respiration
  •  Les centres du tronc cérébral sont eux mêmes modulés par l’hypothalamus , la substance grise périaqueducale ,le système limbique et certaines partie du cortex (cortex préfrontal ou l’insula .
  • Les afférences d’origines viscérales :
    • Les neurones des ganglions spinaux envoient vers la périphérie une branche anoxique :fibre amyélinique ou amyéliniques qui se termine au niveau des récepteurs viscéraux
    • Les terminaisons sont libres ou encapsulées.
    • (activés par variations de tension ou de pression, les modifications de concentrations chimiques, fibres nociceptive) et un branche en direction centrale par la racine dorsale, qui se termine dans la partie superficielle de la corne dorsale de la moelle, ou elle sera relayé avec les neurones sympathiques et parasympathiques du SNA situés dans la partie inermediolatérale et l’arc réflexe est ainsi bouclé
  • Mise en jeu du SNV :

1 .reflexes dans le SNV : De nombreuses fonctions sont contrôlées par le SNV de façon reflexes :

–    Reflexes végétatifs cardiovasculaires

  • Une augmentation de la pression artérielle stimule les barorécepteurs(sensibles à

l’étirement)situés dans la parois des grosses artères

  • L’influx transmis au tronc cérébral inhibe le tonus sympathique exercé sur le coeur les vaisseaux et provoque une baisse de la pression .
    • Reflexes végétatif digestif
  • Odeur et la nourriture déclenche des influx cheminant vers les noyaux glossopharyngien et vague du tronc cérébral.
  • Par les nerfs parasympathiques, ils stimules les glandes sécrétrices de la partie haute du tube digestifs
  • La distension du rectum déclenche un reflexe parasympathique responsable de contraction péristaltiques du colon et de l’évacuation du rectum (défécation).
  • des mécanismes similaires :vessie, sudation ,sécrétion pancréatique.
  1. Activité tonique du SNV:
  • Le SNV est continuellement
    • Activité tonique de base

Activité tonique du système sympathique assure un degré de constriction des vaisseaux sanguins

  1. Hypersensibilité de de dénervation :
  • A la suite de la section d’un nerf sympathique ou
    • L’organe dénervé devient plus sensible à l’action du neurotransmetteur:

hypersensibilité de Dénervation

  • Elle est variable selon les organe
  • Liée a l’augmentation du nombres de récepteurs.
  • Effets de SNV sur les effecteurs visceraux :
    • De nombreux effecteurs bénéficient d’une double innervation ,les 2 systèmes ont des actions antagonistes.
    • Les effets de la stimulation des systèmes sympathique ou parasympathique sont complexes et dépendent de l’organe concerné
  1. Sympathique :

Ganglion cervical supérieur      stimulation du nerf sympathique      sécrétion de NA  fixation du NA sur les récepteurs α      contraction des muscles radiaires de l’iris        dilatation de la pupille (mydriase).

  1. Parasympathique :

Ganglion ciliaire     stimulation nerf parasympathique (III)       sécrétion d’Ach

    fixation de l’Ach sur les récepteurs muscariniques       contraction du sphincter pupillaire                                                              constriction de la pupille (myosis).

  • Ces glandes produisent des sécrétions contrôlées par le système nerveux

parasympathique.

  • La stimulation du système nerveux parasympathique déclenche une sécrétion abondante riche en eau, en sels et en amylase. Les glandes digestives de la

partie supérieure du tube digestif sont également sous contrôle parasympathique.

  • Inversement, l’innervation des glandes sudoripares est essentiellement orthosympathique. La stimulation sympathique entraîne une sécrétion abondante de sueur. Cette innervation sympathique fait exception à la règle puisqu’elle est

3/ tube digestif :

  • Le tube digestif possède un réseau nerveux intrinsèque appelé plexus intramural (véritable système nerveux autonome avec les plexus sensitivo moteurs d’Auerbach). Ce système est surtout sensible à la stimulation parasympathique qui augmente le péristaltisme et relâche les sphincters, accélérant ainsi la progression du contenu alimentaire du tube
  • Une forte stimulation sympathique a des effets opposés: inhibition du péristaltisme et contraction des sphincters, donc ralentissement du bol

alimentaire. La défécation relève d’un réflexe parasympathique mais, comme pour la miction, le système de la vie de relation conscience, volonté le maintient sous son contrôle, via le nerf honteux interne.

4/ cœur , VS , pression artérielle :

  • La stimulation sympathique augmente le rythme et la force de contraction, alors que la stimulation parasympathique a un effet
  • La stimulation sympathique contracte la plupart des vaisseaux, particulièrement au niveau de la peau et des viscères abdominaux. La stimulation parasympathique est

sans effet sur les vaisseaux, sauf au niveau de la face. La stimulation orthosympathique, par l’intermédiaire de ses effets sur le coeur et sur la médullosurrénale, tend à augmenter la pression artérielle. L’effet du parasympathique est opposé.

5/ glande médullosurrénale :

  • La stimulation de l’innervation sympathique (le la glande médullosurrénale

entraîne une libération massive de noradrénaline (NA) et surtout d’adrénaline

  • dans le sang. Son intervention est majeure dans la régulation de la pression artérielle.
  • La médullosurrénale, par le biais de cette libération sanguine de la noradrénaline et l’adrénaline, agit sur le métabolisme de nombreuses cellules de l’organisme. Son action est plus étendue que celle du système sympathique proprement dit, puisqu’une faible proportion seulement des cellules est innervée directement par des fibres sympathiques. Cette action hormonale sanguine est également plus prolongée. En revanche, la nature des réactions déclenchées est similaire: les deux ensembles, médullosurrénale et innervation sympathique, se potentialisent d’autant qu’ils sont mis en jeu de manière simultanée.

6/ vessie :

  • L’innervation sympathique exerce une inhibition tonique sur le détrusor par l’intermédiaire de récepteurs β, et une action excitatrice sur le trigone et le sphincter interne par l’intermédiaire de récepteurs α. L’effet majeur de

l’innervation sympathique de la vessie est d’empêcher la vidange de la vessie lorsque celle ci n’est pas pleine.

  • Le sphincter externe de l’urètre reçoit une innervation différente par des axones moteurs provenant de la moelle mais n’appartenant pas au SNV. Ce sphincter, relevant d’un contrôle volontaire, empêche également la vidange vésicale.
  • La mise en jeu de l’innervation parasympathique entraîne une contraction du détrusor et une relaxation du trigone et du sphincter. L’action parasympathique entraîne donc la miction.
  • La miction est autant commandée de manière réflexe que volontaire. Les mécanismes réflexes sont contrôlés par la
  • Ces mécanismes réflexes sont actifs chez le nouveau né. Par la suite, du fait de la maturation des circuits supraspinaux , ces derniers prennent le pas sur les mécanismes médullaires. Le circuit réflexe met en jeu, au niveau de la vessie, des mécanorécepteurs sensibles à la distension et à la contraction des muscles de la paroi vésicale. Lorsque la stimulation est suffisamment importante, la miction

est déclenchée, tant par l’inhibition des projections sympathiques que par

l’activation des projections parasympathiques. Le dernier mot, cependant, revient au néocortex et à la volonté, via le nerf honteux interne, qui laisse le réflexe de miction opérer ou le réprime. Cette modalité fonctionnelle est commune au réflexe de défécation .

  • D’une manière générale :
    • Le système sympathique inhibe la motricité des voies biliaires, des uretères et des bronches, tandis que le parasympathique les stimule.
  • Le système sympathique augmente le métabolisme de base et stimule la glycogénolyse hépatique et musculaire.

Le système orthosympathique est souvent mis en jeu de façon globale, voire massive. Ce phénomène est particulièrement net au cours des réactions de « stress». Dans ces situations, la pression artérielle, le débit sanguin, la glycémie et la glycolyse, la forceConclusion :

musculaire, l’activité mentale augmente, et le métabolisme cellulaire est accru.

L’ensemble de ces modifications permet à l’individu d’accomplir une activité physique plus intense. On appelle l’ensemble de ces réactions la réponse sympathique au stress. On observe ce type de réaction sympathique «en masse» dans des états émotionnels intenses.

  • en d’autres circonstances, le système sympathique exerce une action localisée. Il contrôle indépendamment l’irrigation sanguine de la peau (thermorégulation) et des muscles (activité musculaire). Des réflexes sympathiques mettent en jeu des circuits locaux qui passent par la moelle épinière mais non par les centres supérieurs. Ainsi, le réchauffement d’une région cutanée limitée entraîne une vasodilatation et une sudation strictement locales.

Contrairement au système sympathique, dont nous avons vu qu’il avait tendance à être stimulé de façon globale, la mise en jeu du système parasympathique est en général localisée, impliquant seulement un ou quelques organes directement associés à des grandes fonctions réflexes qui concourent dans l’ensemble au repos, à l’assimilation et à la reproduction (salivation, digestion, défécation, miction, érection).