Sérine bouzouaoui

Appareil locomoteur

Etude sémiologique de cet appareil repose sur :

 L’interrogatoire

 Examen clinique des os, articulation,

 Examen radiologique

Interrogatoire
Douleurs des membres Une anomalie articulaire Arthralgie – Douleur articulaire isolée sans signes physiques de souffrance articulaire associés
Arthrite Douleur articulaire associé à des signes physiques d’inflammation
Une anomalie osseuse
  • Douleur observé au cours des fractures
  • Douleur accompagnant une infection osseuses au cours d’ostéomyélite aigue
  • Douleur associée à une tumeur osseuse : il s’agit le plus souvent alors d’une tumeur

maligne

Une anomalie neurologique
  • Douleur accompagnant l’atteinte d’un tronc nerveux, dont la topographie correspond à

la distribution sensitive de ce nerf.

  • Douleur radiculaire, exemple : névralgie sciatique dont le trajet suit celui de la racine 

mais la cause est vertébrale

Une anomalie vasculaire

D’origine

artérielle

– Claudication intermittente de l’artérite oblitérante des membres

inférieurs qui réalise des douleurs à type de crampes :

 Sans contracture musculaire

 Apparaissant à la marche et disparaissant au repos

D’origine

veineuse

– Douleur observé au cours de la phlébite du membre inférieur
Une anomalie à distance des membres

Douleur rapporté :

  • Douleur localisé au membre supérieur gauche le long de son bord interne lors 

Angine de poitrine

  • Douleurs des 2 membres supérieurs lors de  l’infarctus du myocarde
Les douleurs vertébrales Caractéristique
  • Sont très fréquentes
  • Peuvent siéger au niveau du rachis : cervical, dorsal, ou lombaire ces dernières sont les plus fréquentes
Mécanisme  Due à une irritation nerveuse au niveau du rachis lombaire La lombalgie pure
 Due à une compression d’une racine à l’intérieur du canal rachidien La lombalgie radiculaire
 Atteinte d’un viscère à distance La douleur rapportée
 Sans cause décelable Lombalgie d’origine psychique
Les lombalgies
La lombalgie pure Caractéristique
  • Douleur aigu, diffuse,
  • Prédominante dans la zone atteinte
  • Variable avec les mouvements
  • Augmenté par la pression de la zone atteinte et s’accompagne d’une

contracture musculaire

  • Elle s’accompagne d’une douleur à distance :

 Lésion lombaire haute : face antérieur des cuisses et jambes

 Lésion lombaire basse : face postérieur des cuisses et jambes

Cause

– La hernie discale à son stade de

début :

– Stade de protrusion discale sans hernie

vrai

– Spondylites infectieuses :
  • Tuberculose,
  • Staphylococcie ,
  • Salmonnellose
– Affections rhumatismale de la colonne vertébrale

 Spondylarthrite ankylosante

 Arthrose vertébrale

La douleur radiculaire Caractère commun
  • Douleur aiguë, très intense
  • Irradiant au rachis lombaire suivant le trajet de la racine atteinte
  • Elle est augmenté par :

 Les manœuvres qui augmentent la pression du LCR

 Manœuvre d’étirement de la racine

Mécanisme

– La cause la plus fréquente est : hernie discale avec protrusion discale qui se

latéralisé et vine comprimer

Type Territoire de la douleur Signe physique Hernie
La sciatique L5

 Fesse

 Face postérieur de la cuisse

 Face externe de la jambe

 Face dorsale du pied et 1er orteil

 Hernie L4-L5 : racine L5
Sciatique S1

 Fesse

 Face postérieur de la cuisse, jambe, talon

 Bord externe du pied et dernier orteil

Abolition du reflexe achiléen  Hernie L5-S1 racine S1

Elles ont pour signe commun une accentuation de la douleur par la manœuvre de Lasègue :

 Qui est une flexion du MI étendue sur le bassin : malade en décubitus dorsal

La douleur radiculaire

 Face antérieur de la cuisse, genou,

 Face interne de la cuisse

Augmenté par la

manœuvre de

Lasègue inverse

 Hernie L3-L4 racine L4
La douleur rapportée

Elle est en rapport avec une atteinte soit :

  • L’appareil uro-génital
  • Digestif : ulcère, pancréatite, pathologie colique

Lombalgie

d’origine

psychique

– Déclenché par un surmenage physique ou psychique

Examen physique : consiste à rechercher des anomalies :

  • Démarche
  • Les membres
  • Du rachis

La démarche :

A l’état

normal

La démarche est :

  • Régulière
  • Rythmée
  • Souple

A l’état

pathologique

La claudication ou boiterie Définition – On parle de claudication lorsque la démarche devient irrégulière
Cause
  • Une douleur qui entraine une diminution de la période d’appui

du côté du membre douloureux

  • Un raccourcissement d’un membre
  • Réduction de la mobilité d’une articulation par anomalie de la

capsule, des ligaments ou des tendons

Une démarche anormale par atteinte

neurologique

  • Démarche ataxique par atteinte de la sensibilité profonde
  • Démarche ébrieuse par atteinte cérébelleuse
  • Steppage dû à une paralysie des muscles de la loge antéro-externe de la jambe
  • Unilatéral  paralysie du nerf sciatique poplité externe
  • Bilatéral : en cas de polynévrite

Examen radiologique :

Examen des membres
  • Prise de face et de profil
  • Toujours comparative
Radiographie du rachis
  • Prise de face et profil
  • Seront centrés sur les zones d’anomalie précisée par l’interrogatoire et examen

clinique

  • En cas de lombalgie, la radiographie du rachis sera compléter par une

radiographie du bassin de face afin de visualiser les articulations sacro-iliaque

Examen des membres

Elle comprend :

  • La recherche de déformation
  • Les mensurations des membres
  • Etude des membres
Les mensurations des membres
C’est la seule technique qui permet d’affirmer de manière certaine le raccourcissement d’un membre.
Membre supérieur
  • Membre en extension complète du coude
  • Depuis l’acromion jusqu’à l’extrémité de l’apophyse cubitale
Membre inférieur
  • Membre en extension complète de la hanche, genou,
  • Depuis l’épine iliaque antéro-supérieur jusqu’à la malléole interne
Le périmètre d’un Bras, l’avant-bras MS – Repère fixe est l’olécrane
membre La cuisse, le mollet au MI – Repère fixe la rotule
Recherche de déformation
Définition Inspection Palpation Radiographie
Récente Déformation post traumatique récente en vas de fracture
  • C’est un malade qui lors d’un traumatisme d’un membre à présenter une douleur intense
  • Avec une impotence fonctionnelle complète

Attitude caractéristique :

– Soutien le membre blessé

 Fracture du MS : avant-bras fléchi soutenu avec la main du côté indemne

 Fracture du MI : sujet allongé, une déformation avec

perte de l’axe, un raccourcissement du membre

– Gonflement de la région avec souvent présence

d’ecchymoses et de phlyctène

  • Œdème de la région
  • Douleur provoquée acquise

 Permettent de préciser le siège du trait de la fracture

  • On ne recherche pas une mobilité anormale
  • Recherche des signes de choc : pouls,

tension artérielle, tendance à l’hypothermie

La radiographie du membre permet de :

  • Préciser le trait de fracture
  • L’importance

des

déplacements

Ancienne Déformation post traumatique ancienne en cas de fracture mal traité

– Se voie lorsque la réduction de la fracture a été

insuffisante

– Raccourcissement du membre :

 Fracture du fémur : déformation en crosse à convexité antéro-externe

 Fracture de jambes : en recurvatum ; convexité antéro-interne

Les autres déformations Déformation de varus – Déviation anormale du membre vers la ligne médian Ex : pied varus
Déformation en valgus – Déviation anormale du membre à l’opposé de la ligne médiane Ex : pied valgus
Déformation en équin – Est une déformation qui fait que le pied pointe vers le bas  il n’est plus à angle droit sur la jambe
Déformation en talus – Est une déformation qui fait que le pied pointe vers le haut et le talon repose sur le sol par sa partie la plus distale
Le pied de bot
  • Peut-être congénital ou acquis notamment après un traumatisme
  • Est une déformation qui est :

 Le plus souvent de type varus équin,

 Beaucoup plus rarement de type talus valgus

Etude des articulations
Le degré de mobilité des articulations
  • Varie selon chaque articulation
  • Il peut se faire sur des tables
  • Peut-être apprécier de manière grossière chez un individu donné en faisant un examen comparatif de chaque articulation :

 A l’état normal la mobilité articulaire est symétrique pour chaque articulation

Les modifications pathologiques

La raideur

articulaire

  • Une limitation à la mobilité articulaire lorsqu’elle est ancienne
  • Elle peut s’accompagner d’une amyotrophie
Les épanchements liquidiens intra articulaire du genou Inspection Suspecté devant toute augmentation du volume du genou
Palpation recherche du Choc rotulien Technique
  • Se placer du même côté du genou du malade
  • Malade en état de relâchement musculaire en empaumant

 Avec la main gauche le cul de sac sous-quadricipital

 Avec la main droite le cul de sac inférieur

– Le liquide dans la cavité est mis sous tension et soulève la rotule

 Avec l’index l’examinateur appuie brusquement sur la face antérieure de la rotule

Résultat – En cas d’épanchement la rotule déprimée vient heurter la surface intercondylienne
La ponction : précise la nature de l’épanchement Liquide citrin Hydarthrose
Liquide du sang Hémarthrose :

 Post traumatique

 Au chez sujet masculin porteur d’une coagulopathie congénitale : l’hémophilie

Liquide du pus Arthrite purulente
L’arthrite

– C’est une inflammation articulaire

qui est reconnu sur :

 L’augmentation de volume de l’articulation

 Associé à des signes inflammatoire : douleur, augmentation de la chaleur locale, rougeur

– Elle peut être :

 Unique  monoarthrite

 Touche simultanément plusieurs articulations polyarthrite

Examen du rachis
  • Le rachis doit être examiné en sa totalité
  • En mettant le sujet debout et en étudiant le rachis en différente position
Examen du rachis en position debout Position
  • Le malade est placé debout, les bras le long du corps
  • Il est examiné de face
Rachis normale
  • On observe :

 Une légère cyphose dorsale : une courbure à convexité postérieure de la région dorsale

 Une lordose lombaire : une courbure à concavité postérieure de la région lombaire

  • Il n’y a pas d’inclinaison latérale : un fil à plomb tendu de la 7ème vertèbre cervicale : qui est la vertèbre proéminente à la base du cou doit suivre la ligne des épineuses et tomber exactement sur la ligne du pli interfessier
Les anomalies du vertébral : Plusieurs anomalies morphologiques peuvent être observées

Une disparition de la lordose

lombaire normale

  • Est un signe précieux accompagnant une anomalie de la colonne lombaire
  • Il a une grande valeur en cas de lombalgie
Une inclinaison latérale du tronc
  • Par contraction musculaire d’un côté
  • Il s’agit d’un signe objectif d’une atteinte de la colonne lombaire
  • Il a une grande valeur en cas de lombalgie
Une cyphose « dos vouté » – Est une exagération de la courbure à convexité postérieur que présente normalement la région dorsale
Une scoliose

Grâce au fil à plomb : On constate :

 Une déviation dorsale : par exemple à convexité dorsale droite

 Qui va être compensée par une déviation lombaire gauche

Une gibbosité
  • Est une angulation du rachis qui siège au niveau du rachis dorsal
  • La cause la plus fréquente est le mal de Pott
Examen des mouvements du rachis Malade debout Technique

– La flexion en avant : on demande au sujet de se pencher en avant et de ramasser un objet posé à terre

devant lui

Résultat normale
  • Arrive à ramasser cet objet d’une main ou une autre
  • Genou en extension et sans prendre d’appui
  • Lors de ce mouvement de flexion le rachis forme une courbe convexe régulière
Malade en décubitus Ventral Technique
  • Sujet en décubitus ventral, les mains dernière le dos
  • On lui maintien les chevilles
  • On lui demande de soulever le buste en creusant les reins
Résultat

Mouvement d’hyper-extension :

– La région lombaire se déprime fortement

Dorsale Technique

le sujet normal présente un hiatus qui ne laisse pas passer la main.

  • On demande au sujet de croiser les bras
  • On maintient ses chevilles
  • On lui demande de s’assoir
Résultat – Le sujet normal parvient à s’assoir aisément

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